Etre polie et confiante au cours de toute discussion

Mes chères dames & demoiselles,

Au risque de me répéter, les bonnes manières permettent d’avoir confiance en vous et d’être plus à l’aise, relaxée dans n’importe quelle situation. Une forme de liberté en somme ! Sans mentionner le fait qu’elles impliquent un grand respect envers chacun et envers vous-même.

J’espère que ces quelques conseils généraux de discussion pourront vous être utiles.

Ce que vous devez toujours avoir en tête

S’il y a bien une chose que vous devez avoir en tête en permanence jusqu’à ce que cela devienne un réflexe, c’est de ne pas tenir des propos qui pourraient blesser ou mettre mal à l’aise votre interlocuteur. Cela ne signifie pas qu’il faille mentir, simplement taire certaines choses lorsqu’il n’est pas nécessaire de les dire ou bien les tourner de la façon la plus délicate et respectueuse possible s’il faut absolument les déclarer. Bien sûr, si vous discutez avec une personne qui est extrêmement susceptible et ne supporte pas la moindre remarque, il sera très compliqué de ne pas la vexer, mais cela sera uniquement de sa faute, et non de la vôtre.

Connaître les préséances et les dénominations

Maîtriser les préséances et savoir de quelle façon il faut dénommer telle ou telle personne est quelque chose d’indispensable à la politesse et à la confiance en soi dans son rapport aux autres. Même si votre interlocuteur n’a pas vos connaissances en la matière, celui-ci se sentira valorisé ou tout du moins respecté.

Il existe plusieurs subtilités mais voici un ordre général des préséances, de la personne la plus « importante » à la moins « importante » :

  • La femme âgée ;
  • L’homme âgée ;
  • La femme adulte ;
  • L’homme adulte ;
  • La jeune fille ;
  • Le jeune homme ;
  • La fillette ;
  • Le garçon.

Sachez que si un ecclésiastique est présent, il sera considéré comme la personne la plus « importante ».

L’usage du mot « important » est peut-être un peu maladroit et imprécis mais nécessaire à la bonne compréhension de l’ordre des préséances, me semble-t-il. Il va sans dire que chaque individu est important et a de la valeur. Mais quand il faut saluer un groupe par exemple, il est utile de savoir vers qui se diriger en premier afin de rendre hommage à la bonne personne dès le départ. Il est bien logique d’honorer davantage une personne âgée qu’un adolescent, même s’il existe un respect commun à avoir envers toute personne.

Sachez qu’on appelle toujours une personne inconnue ou peu connue par Monsieur, Madame ou Mademoiselle, en fonction donc de son âge, de sa situation maritale ou de son genre. En cas de doute, mieux vaut parfois ne rien dire ceci étant.

En revanche, on n’ajoutera jamais le nom après Monsieur, Madame ou Mademoiselle lorsque l’on parle à la personne que l’on dénomme. Par exemple, on dit « Merci Madame. » et non pas « Merci Madame Lupin. »

N’oubliez pas d’ajouter Monsieur, Madame ou Mademoiselle chaque fois que vous saluez une personne inconnue ou peu connue, ainsi que lorsque vous lui dites au revoir.

Savoir comment réagir face à l’impolitesse et au manque de respect

Il arrivera nécessairement un jour où votre interlocuteur sera impoli voire même vous manquera de respect. Les deux situations étant à différencier.

Si quelqu’un est impoli avec vous, sans que cela ne soit volontaire (par exemple, la personne ne connaît pas les préséances ou bien les coutumes de notre pays), ne faites aucune remarque et continuez la conversation comme si de rien n’était.

En revanche, dans le cas où quelqu’un vous manquerait de respect délibérément, n’hésitez pas à durcir le ton en restant calme et polie mais en faisant savoir que vous n’acceptez pas ce genre de comportement. Vous avez aussi tout à fait le droit de mettre fin à la conversation.

Avoir des sujets en stock

Faites une liste mentale, ou écrite, de sujets de « secours » en cas de temps morts dans vos discussions.

Vous pouvez par exemple, commenter le temps, demander des nouvelles des proches de votre interlocuteur, vous enquérir de son domaine professionnel (et non de sa profession exacte), commenter ou faire part d’une actualité neutre, parler de quelque chose que vous connaissez ou que vous avez découverte et qui pourrait l’intéresser…

Abordez des sujets neutres et évitez de poser des questions trop précises ou indiscrètes.

Ces conseils ne valent évidemment pas avec votre famille ou vos amis proches.

Voussoyer

Lorsque vous ne connaissez pas quelqu’un, ou peu, vouvoyez-le automatiquement.

Je vous encourage d’ailleurs à lire cet excellent texte de Jean Raspail sur le vouvoiement et le tutoiement (entre autres), qui n’hésite pas à déclarer qu’on devrait vouvoyer aussi les adolescents et les enfants que l’on ne connaît pas.

Prendre contact aux bons moments

Si vous prenez contact avec quelqu’un que vous ne connaissez pas ou peu, ou dont vous sollicitez les services, ou bien avec une relation professionnelle, choisissez le bon moment, notamment par téléphone.

Ne contactez jamais quelqu’un le dimanche (hormis votre famille ou vos amis, ou cas de figure exceptionnel) et respectez les horaires de contact suivants : de 9 heures à midi et de 14 heures à 19 heures.

Eviter les sujets sensibles

Evitez autant que possible les sujets sensibles, tels que l’argent, la santé, la politique et la religion, qui peuvent aisément créer des conflits ou mettre mal à l’aise votre interlocuteur.

Bien sûr il n’en va pas de même pour les discussions entre amis proches ou avec sa famille.

Etre souple et ouverte

Intéressez-vous aux autres, ne parlez pas que de vous, écoutez réellement, adoptez une posture ouverte, faites taire votre orgueil.

Par exemple, dans un entretien télévisé, une présentatrice demande à la duchesse Camilla de Bourbon des Deux-Siciles si elle peut l’appeler Camilla. Ce à quoi cette dernière répond tout sourire « Mais bien entendu, c’est un plaisir. » Nous ne savons pas si la duchesse apprécie réellement qu’on l’appelle par son prénom, mais dans tous les cas, elle est restée polie, agréable, souriante, a mis son interlocutrice à l’aise et a peut-être fait taire son orgueil. Un bel exemple à suivre.

Ne pas couper la parole

Prêtez attention à ne pas couper la parole. De même, si quelqu’un vous coupe la parole, taisez-vous : dans la plupart des cas, la personne se rendra compte qu’elle vient de parler alors que vous étiez en plein milieu d’une phrase. Et de toute façon, vous serez restée polie.

Gardez à l’esprit qu’il est bien plus louable et bénéfique pour tous de chercher à apporter du positif aux autres, plutôt que de vous plaindre, de critiquer de façon exagérée quelque chose ou quelqu’un, de colporter des ragots… Dans la mesure du possible, échangez sur des sujets utiles, nécessaires, sains.

Bien à vous,

Bérengère.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s