Pourquoi je m’habillais de façon indécente

Mes chères dames & demoiselles,

Il me semble utile de partager avec vous les raisons pour lesquelles je m’habillais, fut un temps, d’une façon sexy et indécente.

Cela parlera peut-être à quelques-unes d’entre vous et j’espère de tout coeur que cela permettra à certaines de remettre en question la façon dont elles s’habillent.

Je me souviens encore, dans ma classe de quatrième, à l’âge de treize ans donc, le malaise et la gêne que je ressentais à cause de mon premier haut décolleté. Précisons que celui-ci était en réalité assez peu décolleté et loin d’être indécent.

Personne ne m’avait fait de remarque et je n’avais ni conscience du regard que pouvaient porter les garçons sur moi, ni du simple fait qu’une tenue pouvait être indécente et vulgaire.

A l’époque, on n’en parlait pas et les toilettes étaient tout de même moins provocantes et vulgaires qu’aujourd’hui.

La vérité est que, naturellement, et j’insiste sur ce terme, je n’étais pas à l’aise quant au fait de découvrir le haut de mon buste. Pas parce que cela suscitait des regards ou des remarques. Mais, je peux le dire grâce au recul, parce que je n’avais pas envie que l’on puisse poser le regard sur cette partie de mon corps lorsqu’elle était découverte. Je n’en avais pas honte, il s’agissait simplement de garder certaines choses privées, pour soi.

Et j’insiste, personne n’a influencé ce sentiment, personne.

Ce n’est absolument pas la résultante d’une idéologie, d’une éducation ou d’une quelconque réaction vis-à-vis de ce fameux haut.

Malheureusement, suivant bêtement la mode, je me suis forcée à continuer à porter des décolletés. En soi, rien de bien grave puisque ces derniers étaient toujours raisonnables.

Le problème étant qu’une fois adulte, j’ai osé aller bien plus loin.

Quel embarras cela aurait-il pu me créer, puisque la plupart des femmes étaient vêtues de la sorte ?

Et pour couronner le tout, je n’avais aucunement conscience des réactions ou pensées que je pouvais engendrer chez les hommes et encore moins de l’image que je reflétais.

J’ai tout de même eu un peu de bon sens car je ne portais des tenues (en général des robes) très décolletées et très courtes uniquement lorsque je sortais en boîte de nuit ou à l’occasion de certaines soirées. Et heureusement pour moi, je ne sortais de toute façon pas beaucoup.

Puisque vous avez désormais suffisamment d’éléments contextuels, parlons des autres raisons pour lesquelles je m’habillais de façon vulgaire.

Je n’avais pas confiance en moi et étais mal dans ma peau. Je me comparais sans cesse aux autres femmes et en enviais beaucoup. A travers ce type de toilette, je pensais sottement dégager un certain mystère et pouvoir susciter un intérêt prononcé envers ma personne chez les hommes.

Ajoutez à cela le fait que je ne voyais jamais le mal, je pensais que ces hommes s’intéresseraient à ma personne et m’admireraient alors qu’en réalité, ils n’avaient aucun respect pour moi et ne s’intéressaient uniquement qu’à mes fesses (autant dire franchement les choses) !

Naïvement et aussi par un manque total de repères ainsi que de compréhension de l’être humain et du monde, je cherchais une validation à travers le regard des hommes et plus largement des autres. Je voulais qu’on s’intéresse à moi, qu’on m’admire, qu’on me valide, qu’on me montre que j’étais aimée et supérieure aux autres car tellement plus belle, et par voie de conséquence que je pouvais avoir confiance en moi.

Cette époque-là n’étant pas si lointaine, croyez bien que je m’en souviens parfaitement. J’étais malheureuse et certains hommes profitaient de ma naïveté et de ma gentillesse. J’avais bien sûr ma part de responsabilité dans tout cela.

Permettez-moi de vous interroger.

Comment trouver un homme vertueux si on ne se fait valoir que par son corps ?

De même, a-t-on envie d’être avec quelqu’un qui est attiré par la vulgarité ?

Parenthèse mise à part, j’aurais tellement aimé que l’on me dise que non, ce n’est pas en s’habillant comme une prostituée qu’on va trouver un homme bien ; que non, ce n’est pas en publiant des photos de soi à moitié nue sur les réseaux sociaux que nous allons nous sentir mieux dans notre peau et que plus de gens nous aimeront, nous estimeront et s’intéresseront à nous.

Comme toujours, le catholicisme a raison de condamner l’orgueil, la luxure et l’envie, a raison de prôner la pudeur et l’humilité ; et surtout donne toutes les clés pour ne pas tomber dans ces écueils !

Et même sans parler de religion, que vous importe les regards, les compliments, les mentions j’aime quand vous avez déjà confiance en vous, quand vous savez qui vous êtes et quelles sont vos valeurs ?

Bien sûr, recevoir un compliment fait toujours plaisir mais il ne faut pas en être dépendante ; là n’est pas le propos.

Il est tellement plus beau, plus grand, plus digne, plus intelligent, plus respectable, plus profitable de se vêtir avec pudeur que de laisser s’exprimer nos plus bas instincts pour obtenir une insignifiante joie éphémère !

Ces mêmes instincts qui, précisons-le, ne nous font que courir à notre propre perte !

Mesdames & Mesdemoiselles, ne soyez pas comme toutes ces femmes qui exposent leurs fesses et leur poitrine sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie ; soyez plus intelligentes, plus dignes et traitez-vous enfin avec le respect et l’amour que vous méritez et auxquels vous avez droit.

Elevez-vous, par amour et respect des autres et de vous-même.

Bien à vous,

P.-S. : la photo d’illustration de cet article ne représente évidemment pas une tenue indécente.

Bérengère.

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